La ligne noire, J-C Grangé

Publié le par surletagere

p.la-ligne-noire-jean-christophe-grang.1408.jpgAprès avoir dévoré Miserere de Grangé, j'ai fait un stock de ses bouquins afin d'être sûre d'avoir toujours un bon polar sous la main. J'ai donc commencé La ligne noire...et ai eu beaucoup de mal à le finir!

 Tout commence lorsque Jacques Reverdi, un ancien champion de plongée est arrêté en Malaisie pour le massacre d'une femme. Marc Dupeyrat, un journaliste passionné par les tueurs en série, décide alors de s'intéresser de plus près à l'enquête. se faisant passer pour une femme nommée Elisabeth, il débute une correspondance avec Reverdi qui va le mener petit à petit sur les traces de son parcours meurtrier.

  Comme dans le précédent roman de Grangé lu ici, le premier chapitre est captivant. Il nous accroche en 3 pages. J'ai trouvé le début du livre intéressant: le fait de connaître le meurtrier dès le début et de retracer son parcours à l'envers est une idée de déconstruction du schéma traditionnel du polar qui me plaît bien. Le point négatif selon moi, c'est qu'il manque le suspens qui généralement nous captive dans les ouvrages de ce genre. Du coup, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de longueur et j'ai, à plusieurs reprises posé le livre pour passer à un autre car je n'étais plus très motivée par l'histoire. La fin était pour moi complètement risible. Quitte à prendre le parti délibéré de déconstruire le polar en supprimant le suspens, autant ne pas reprendre la fin traditionnelle du genre qui se veut comme un pic de frissons. J'aurai préféré que l'auteur reste dans sa logique et adopte une fin différente.

    La ligne noire est un livre sympathique. On passe quelques bons moment à explorer le parcours d'un tueur aux méthodes étranges. Mais il n'a pas réussi à me tenir suffisamment en haleine pour me donner envie de le lire de nouveau.

 

Extrait: "Les bambous.

 Ils l'avaient guidé jusqu'ici, parmi les murailles bruissantes et les sentiers de jungle. Comme chaque fois, les arbres lui avaient soufflé la direction à suivre - et lui avaient murmuré comment agir. cela s'était toujours passé ainsi. Au Cambodge. En Thailande. Et maintenant ici, en Malaisie. Les feuilles lui frôlaient le visage, l'appelaient, lui donnaient le signal...

  Mais voilà que les arbres se retournaient contre lui.

  Voilà qu'ils le prenaient au piège. Il ne savait pas comment cela s'était passé mais les bambous s'étaient rapprochés, dressés, matérialisés en une cellule hermétique.

  Il tenta de passer ses doigts le long de la porte. Impossible. Il gratta le sol pour écarter les planches. En vain. il leva les yeux et ne vit, au plafond, que les palmes serrées ensemble. Depuis combien de temps n'avait-il pas respiré?Une minute? Deux minutes?

  Une chaleur d'étuve emplissait l'espace. La sueur lui enduisait le visage. Il se concentra sur la cloison: des brins de rotin bouchaient chaque interstice. S'il parvenait à dénouer un de ses fils, l'air passerait peut être. Avec deux doigts, il tenta la manoeuvre: rien à faire. Au bout de quelques secondes, il griffa le mur, s'écorcha les ongles. Il frappa la paroi avec rage et se laissa tomber à genoux. il allait crever. Lui, le maître de l'apnée, il allait mourir dans cette hutte, par manque d'oxygène.

  alors il se souvint de la véritable menace. Il lança un regard par dessus son épaule: les traînées sombres avançaient vers lui; lentes, lourdes, des coulées de goudron. Le sang. Il allait l'atteindre, le submerger, l'étouffer..."

 

 

 

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Publié dans policier

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Commenter cet article

accessoires chiens 19/12/2012 19:02

Merci pour ce partage! Ça m'a l'air surprenant...

Stéphanie 19/12/2012 10:43

A lire !