Purge, Sofia Oksanen

Publié le par surletagere

    Il est rare que des gens décident de m'offrir un livre pour mon anniversaire tellement je suis chiante difficile. Eh bien l'été dernier on réussi à viser pile poil au bon endroit. Pour résumer les grandes lignes de Purge de Sofia Oksanen, je leur volerai donc leurs mots : " Ben c'est un prix des lecteurs et ça parle de l'Estonie alors ça doit être bien pour toi..."

      Purge, plus concrètement, c'est l'histoire de deux femmes, de leur lutte contre l'oppression. C'est également l'histoire d'un pays, l'Estonie ,  méconnu mais pourtant superbe (mais je ne peux pas vraiment être objective, j'y ai vécu un an) et des années qui ont suivi sa libération.

      Un jour, Aliide, une vieille femme qui vit seule à la campagne trouve dans son jardin une jeune fille, Zara, presque morte de froid et blessée. La recueillant chez elle, elle découvre petit à petit son histoire, son évasion d'un réseau de prostitution en Allemagne, tandis que Zara apprend de la vieille sa vie de résistante estonienne.

 

            Un très joli roman qui arrive à rester agréable à lire malgrè la violence des évenements racontés.

 

 Extrait: "Sous la serviette de lin apparaissaient les jambes contusionnées de la fille. Les bas avaient atténué les marques mais à présent ses jambes et ses bras étaient nus, avec la chair de poule et encore humides du bain. La poitrine était traversée par une cicatrice qui plongeait sous sa serviette. Aliide eut un haut le coeur. Propre, la fille qui se tenait maintenant à la porte de la cuisine avait l'air plus jeune, sa peau était comme la chair d'une pomme fraichement coupée. Ses cheveux dégouttaient par terre. L'odeur de la fille qui venait de se laver se répandit dans la chambre et donna à Aliide la nostalgie du sauna, mais celui ci avait brulé des années auparavant. 

     "Sur cette table, il y'a de l'extrait de plantain. Ca aide la peau à guérir."

   La fille ne bougea pas mais demanda une cigarette, Aliide désigna de sa canne le meuble à radio et lui demanda de lui allumer aussi une Prima. Après avoir allumé deux cigarettes, la fille retourna sur le seuil. L'eau de ses cheveux tombait dans la même flaque.

  "Allons, assied toi ma fille

  - Je suis trempée.

  - Mais non."

  La fille se blottit dans l'angle du canapé et laissa pendre la tête pour que l'eau gouttât par terre. A la radio, Rüütel parlait des éléctions, Aliide changea de station. Aino avait dit qu'elle allait voter, Aliide n'irait pas.

  "Vous n'avez sans doute pas de teinture pour les cheveux?"

Publié dans société

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itzamna 16/02/2013 08:41


Une belle lecture malgré une fin décevante.

Itzamna 16/02/2013 08:37


J'ai également apprécié cette lecture même si j'ai été très déçue par la fin.

denis 06/12/2012 14:17

un livre difficile par moments par sa violence mais quelle belle oeuvre littéraire
j'ai présenté ce livre aussi sur mon blog